Djarma Acheikh Ahmat Attidjani

Baba Ladé arrêté par la Minusca en RCA

 Baba Ladé
Baba Ladé

La Minusca vient d’annoncer l’arrestation de Mahamat Abdel Kader connu sous le nom de Baba Ladé à Kabo, au nord de la Centrafrique par une patrouille des Casques-bleus. L’annonce a été faite lors de la conférence de presse donné à la fin de la matinée à Bangui par Myriam Dessables, chef du bureau de la communication et de l’information publique.

Il est arrêté et conduit par un hélicoptère à Bangui et  détenu à la maison d’arrêt de Ngaragba.

Baba Ladé l’ancien préfet de la Grande Sido au Tchad, ancien chef rebelle, nommé préfet de cette région frontalière, a été relevé de ses fonctions il y une dizaine de jour par un décret du chef de l’Etat Idriss Deby. Mais au moment de quitter la ville, une partie de la population s’est opposée à son départ. Un commando est venu le chercher. Mais Baba Laadé a réussi à s’échapper.

La rédaction de Jeunes Tchad


Si le Tchad est derrière Boko-Haram? Qui serait dernier le Tchad?

Un avion russe a été intercepté par les autorités nigérianes ce samedi à destination vers le Tchad voisin. L’appareil transportait une importante cargaison d’arme AK47,  de gilets pare-balles et d’autres équipements militaires cachés selon l’agence officielle de presse nigériane – NAN (en anglais).

Contenue de l'avion en destination du Tchad arrêté a l’aéroport de Kano
Contenue de l’avion à destination du Tchad arrêté a l’aéroport de Kano

Un avion de modèle de fabrication russe cargo AH-124-100, immatriculé RA 38 H20, chargés d’armes et de munitions a du atterri pour des raisons techniques à l’aéroport de Kano au Nigeria, très tôt le samedi 6 décembre à 2h45 heur local.

L’avion qui était sous le commandement de cinq équipages ukrainiens, ont dit se diriger vers N’Djamena, la capitale tchadienne, mais a atterri à l’aéroport de Kano.

Selon un tweete du ministère de la Défense nigériane, une enquête pour déterminé l’origine de l’appareil est ouverte.


L‘avion a été forcerd’atterrir en raison de manque de carburant, ce qui dans le jargon de l’aviation est affirmé « escale technique » informe une source sécuritaire au journal nigérian LEADERSHIP (en anglais).

Après des contrôles effectués par les agents de sécurité aéroportuaire, il s’est révélé qu’il était bien équipé avec deux hélicoptères, des lances de roquettes, de longues boîtes remplies des fusils et une cache d’armes à feu.

D’autres contenus trouvés dans l’avion mis en fourrière comprenaient une véhicule Ford tout terrain, un Bazooka, des mitrailleuses, etc.

Lors de
l’interrogatoire, l’équipage composé de 5 hommes d‘origine ukrainienne, ont dit décoller de Bangui, en République centrafricaine, et dirigeaient vers N’Djamena, la capitale tchadienne. C’est ce qui attira la curiosité des autorités aéroportuaires.

En principe, l’avion n’avait pas à passer par le Nigeria, si vraiment il était de Bangui, l’itinéraire idéal aurait été pour l’avion de passer à travers le Soudan puis au Tchad et non par le Nigeria. Alors pourquoi se retrouvent-ils au Nigeria?

Aucune information n’a été divulgué sur la propriété de l’avion intercepté et le contenu qu’il transportait. Cependant, les autorités craintes que ces armes pourraient se retrouver dans les mains de la redoutable secte Boko-Haram, qui opère au Nord-Est du Nigeria.

Pendant ce temps, le porte-parole de la Federal Aviation Authority of Nigeria (FAAN), Yakubu Datti, a confirmé l’interception et la détention de l’avion, disant que l’autorité n’a pas d’informations détaillées sur l’appareil qui selon lui, est un « aviation militaire ».

La destination de l’avion a cependant soulevée des préoccupations au Nigeria sur le rôle présumé du Tchad dans l’insurrection de Boko-Haram qui sévit prés de la frontière avec le Tchad.

Des organisations appelant à la libération de plus de 200 écolières enlevées par Boko-Haram ont organisé une marche de protestation devant l’ambassade du Tchad mardi, exigeant des réponses au sujet de l’associé de Deby arrêté transportant de missiles destinés à Boko-Haram à la frontière entre le Tchad et le Soudan.

La rédaction de Jeunes Tchad


Tchad-Boko-Haram: Des armes saisies à l’aéroport de Kano

Les insurgés de Boko haram
Les insurgés de Boko haram

Un avion russe a été intercepté par les autorités nigérianes ce samedi à destination vers le Tchad voisin. L’appareil transportait une importante cargaison d’arme AK47,  de gilets pare-balles et d’autres équipements militaires cachés selon l’agence officielle de presse nigériane – NAN (en anglais).

L’avion russe transportant des armes et munitions a été intercepté à l’aéroport international Malam Aminu de Kano, au Nigéria, suite à une attrition d’urgence.

Le directeur général de la communication de l’aéroport fédérale du NigeriaYakubu Datti, a confirmé la saisie de l’avion et annonce que «le pilote a demandé la permission d’atterrir à l’aéroport après que l’avion a eu des problèmes techniques

Des sources de sécurité affirmaient au site d’information nigérian PREMITUIM  que l’avion se rendait de Bangui en Centrafrique à N’djamena, la capitale du Tchad.

L’avion et son équipage sont arrêtés à l’aéroport de Kano et une enquête a été ouverte.

«La sécurité a depuis été renforcée à l’aéroport afin d’assurer la bonne tenue de l’enquête« , selon les autorités aéroportuaires de la ville située au nord du pays.

C’est la troisième fois depuis 2009 qu’un avion russe chargé d’armes serait arrêté à Kano.

Les avions détenus ont été libérés après des investigations.

La destination de l’avion a cependant soulevé des préoccupations  au Nigeria sur le rôle présumé du Tchad dans l’insurrection de Boko Haram qui sévit dans le nord-est du Nigeria.

Des organisations appelant à la libération de plus de 200 écolières enlevées par Boko Haram ont organisé une marche de protestation devant l’ambassade du Tchad mardi, exigeant qu’il répond aux sujet de l’associé de Deby arrêté transportant de missiles destinés à Boko-Haram à la frontière entre le Tchad et le Soudan.

La rédaction de Jeunes Tchad


Dakar: Pourquoi Deby a quitté le sommet de la Francophonie?

Plus de 35 chefs d’Etat et de gouvernement sont réunis au Sénégal à Dakar, qui est pour deux jours la capitale de la francophonie. Ce sommet, qui se tient au centre de conférence de Diamniadio, à aborder de nombreuses questions. Des questions qui n’ont pas étaient du goût du président tchadien Idriss Deby qui a aussitôt rentrer au Tchad sans assister à la cérémonie de clôture.

Deby

Selon François Djékombé journaliste tchadien en poste à la BBC Afrique au Sénégal à Dakar, le président tchadien Idriss Déby et son épouse, Hinda, savent leur raison. Pourquoi ont-ils quitté tôt Dakar hier matin, dimanche 30 novembre le sommet de la Francophonie pour retourner au Tchad. Vu de l’extérieur, le journaliste donne quelques pistes d’analyses «basée sur les faits vécus et observés» :

1. Il semble que M. Déby était très mal accueilli à Dakar. Dès sa descente d’avion déjà, le journaliste de la RTS disait: «Son excellence, le président du Tchad, Hissène Habré vient d’attérir ». Le journaliste s’est trompé mais il s’est vite rectifié.

2. Ensuite le discours de Déby lui-même, certains analystes l’ont trouvé creux. A la fin du discours, le modérateur demandait à l’assistance «d’applaudir quand même».  On peut faire une analyse à part entière du discours en question. Mais le président Déby dans son discours n’a pas rendu hommage à Macky Sall, il a plutôt fait référence à Abdou Diouf. Cela démontre le malaise entre Déby et Macky Sall sur le dossier  »procès Habré ».

Notons que pendant ce discours, le président français François Hollande avait quitté la salle pour les entretiens avant de retourner prendre part à celui de Paul Biya, le président camerounais.

 


3. L’accueil timide ou le manque d’accueil de la communauté tchadienne à Dakar. Le Tchad n’a pas d’ambassade à Dakar, une chambre au domicile du consul transformé en consulat ne permettra pas d’accueillir le chef de l’Etat, donc frustration. Quelques individus qui s’activaient avant le sommet pour organiser des manifestations de réjouissance dans le but d’extorquer de l’argent à M. Déby n’ont pas réussi.

4. Le discours de François Hollande qui a indexé clairement les présidents ayant mis du temps au pouvoir a sérieusement vexé le président Déby. Tout comme Denis Sassou N’Guesso, Paul Biya, Obiang Nguema, le président Déby était en colère mais les autres ont supporté et sont restés jusqu’à la fin du sommet.

5. Cinquième raison enfin, ce 1er décembre, c’est la journée mondiale de lutte anti Sida mais la symbolique est plus forte au Tchad, puisque cela fait 24 ans jour pour jour que Idriss Déby a fait tomber Hissène Habré. Au Tchad donc, journée, de la Liberté et de la Démocratie. M. Déby et Mme Hinda se sont consultés et ont trouvé que c’est mieux de laisser ces gens de Dakar et leurs discours et  »rentrer à N’Djamena préparer notre fête à nous ». Surtout que cette année, c’est la capitale même qui accueille les festivités.

La Rédaction  de Jeunes Tchad


Hollande: «On ne change pas l’ordre constitutionnel par intérêt personnel»

Le président français François Hollande a consacré ce jeudi 27 novembre une interview exclusive à RFI, France 24 et TV5 Monde. Il répond aux questions de Christophe Boisbouvier (RFI), Roselyne Febvre (France 24) et Xavier Lambrechts (TV 5 Monde).

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Lors de cet interview de 24 minute, le président français a abordé plusieurs sujet d’actualité africaine, moyen orient, francophonie etc…
En Afrique, François Hollande à assuré le soutien de la France aux valeurs démocratiques et républicaines et le respect de l’ordre constitutionnel.
L’interview que je considère de rhétorique de la politique étrangère de la France.

Pour Hollande, les événements survenus au Burkina-Faso qui ont entrainé la chute de Blaise Compaoré dans sa démarche anti-constitutionnelle de changer la constitution pour briguer un 3eme mandat doivent servir de leçon et d’exemple aux présidents africains. «On ne change pas l’ordre constitutionnel par intérêt personnel» dit-il.

Cependant une question essentielle mérite un petit peu de réflexion et qui dissimule les intentions secrètes de la France. La question du journaliste Roselyne Febvre (France 24)  qui se demande  »est ce qu’on peut demander au président tchadien Idriss Deby à  la fois d’ouvrir le jeu démocratique et lui demander l’hospitalité pour l’opération Barkhane », en dit trop sur le rapport entre la France et le régime tchadien.

On comprend ainsi que la France est particulièrement intéressée au Tchad et suit la situation de prêt. Elle est parfaitement consciente de la nature répressive et dictatoriale du régime de Deby durant ces 24 ans et les conséquences que celui-ci pourrait dégénérer. Mais qu’elle est en même temps obligée de composer.
En d’autre terme, Il ne peut avoir un jeu démocratique c’est-a-dire une transition pacifique au Tchad sans pour autant qu’il y ait un trouble, un vide sécuritaire du manque des institutions et qui pourrait en quelque sorte entraver la mission de l’opération Barkhane.

https://youtu.be/Gx65F-yjDz4?list=UUPgOweb7vy4FQ7GVPGzcT4g
Évidement, la réponse du président français à cette question était très diplomatique, qu’un président qui se veut défenseur de droits de l’homme.  Si les réponses ont été parfaitement synchronisés avec les questions, dans la pratique, la France à toujours fait le contraire de ce qu’elle prétende en Afrique.

Un autre point qui vaut que l’on s’arrête dessus. Lorsque Hollande dit
être «redevable au Tchad de ce qu’il fait par apport à Boko Haram». Pardon !!!
Hollande semble être dans une autre dimension parallèle de notre réalité.

Depuis une semaine, le Tchad dont-il est redevable est accusé de soutenir les terroriste de Boko Haram. Une accusation qui a conduite le président nigérian Goodluck Jonathan à démarquer en urgence à N’Djamena  le lundi 24 novembre, accompagné de son directeur de l’agence de renseignement et de son ministre de affaires étrangères.

Vue la vitesse des événements de crise qui se succèdent l’un après l’autre, il n’existe aucun issu qu’un changement radical de régime au Tchad. Les jour avenir nous en diront d’avantage.

Djarma Acheikh Ahmat Attidjani
Redacteur de Jeunes Tchad


Conférence débat: l’alternance démocratique au XXIe siècle : un défi politique afro-africain ou intercontinental ?

Thème: Penser l’alternance démocratique au XXIe siècle : un défi politique afro-africain ou intercontinental ?

La liberté politique existe lorsque les citoyens peuvent exercer une juste part du monopole gouvernemental. L’alternance entre gouvernants et gouvernés est donc, nous dit Aristote, le fondement d’un gouvernement libre. Pourtant, l’histoire de l’Europe se confond parfois avec celles des guerres de succession, des assassinats politiques et des systèmes d’entente et de corruption des élites.
Ces phénomènes ont mis à mal les dispositifs inventés pour les éviter : la rotation des charges, la reddition des comptes, l’élection pluraliste à intervalle régulier, le non-cumul ou la limitation des mandats, la parité…

L’Afrique a connu ces dernières décennies des difficultés qui ont abouti à des problèmes comparables. En effet, l’accaparement du pouvoir par certains dirigeants – comme Mouammar Khadafi, Ben Ali et Blaise Compaoré, encore hier, ou Idriss Déby, Paul Biya, Ismail Omar Guelleh ou la « famille » Bongo, jusqu’à aujourd’hui – s’expliquent par des causes similaires à celles que l’on donne pour expliquer la perpétuation au pouvoir, dans les démocraties occidentales, d’individus partageant les mêmes intérêts socio-économiques – il n’y a pas, sur ce plan, d’exception africaine.

Lors de cette soirée, nous vous proposons de réfléchir ensemble à ces causes pour comprendre pourquoi « la légende de l’alternance » – après celle de « l’indépendance » – entretient aujourd’hui le mirage des libertés politiques africaines et européennes. De la doctrine de « l’interdépendance » des anciennes colonies avec leur métropole (Messmer et Guillaumat) au système des forces prépositionnées, la France a joué un rôle déterminant dans le développement politique de l’Afrique. Aussi faudra-t-il revenir sur leur histoire commune pour rendre compte des dysfonctionnements de l’alternance démocratique de part et d’autre de la Méditerranée. Comment expliquer que des forces militaires puissent devenir le pivot d’une l’alternance politique ? Le contrôle civil des affaires militaires ne reste-t-il pas un principe intangible des régimes « républicains » ? L’armée peut-elle, et à quelles conditions, s’arroger un pouvoir d’arbitrage ou de modération pour éviter la guerre civile ? Les nouveaux moyens de communication – notamment Internet – transforment-ils les conditions de possibilité de l’alternance démocratique ? Ces nouvelles technologies ont-elles des conséquences politiques particulièrement profondes et inédites en Afrique ? Y favorisent-elles la prise de conscience des inégalités et la fin de l’isolement ? Enfin, l’accès à Internet serait-il pour l’Afrique une « arme d’alternance massive » contre les logiques de « surveillance de masse » qui prévalent en Europe et aux États-Unis, mais aussi en Afrique, pour empêcher la libre interdépendance des continents ?

Pour répondre à ces questions, nous vous invitons à venir discuter les propositions que vous présenteront Félix Blanc (Université de Nice-Sophia-Antipolis) Archippe Yepmou (Internet Sans Frontières). Ahmat Zeidane Bichara ( Journaliste-Ecrivain Tchadien)

Soyez au rendez-vous!


Terrorisme: Les Itno pris en flagrant délit

Le week-end dernier et le début de cette semaine, une séries des événements marquants très brulants passèrent à peine inaperçus. Les diplomates tchadiens et fonctionnaires du ministère des affaires étrangères à N’djamena ne surent plus sur quel pieds danser, ni à quel saint se vouer.

De Paris  à N’djamena

La visite officielle du premier ministre français Manuel Valls accompagné de son ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian à N’djamena le 22 novembre, avait pour but de renforcer du soutien de la France dans la lutte contre le terrorisme au Sahel.

Cette visite à la quelle Valls s’est entretenu avec le président tchadien Idriss Deby vient au centre d’une grogne sociale sans précédente au Tchad.
Depuis un mois, le Tchad pays pétrolier vie au ralenti à cause d’une pénurie de carburant artificielle et une cherté de vie qui ont provoqué au cours du mois, des manifestations spontanées dans plusieurs ville du pays. Des manifestations réprimées par la police qui ont fait 5 morts et des dizaines des blessés.

Lire===>Tchad: Des slogans «Deby Ebola» tenu lors d’une grande manifestation à N’djamena

Après un entretien avec Idriss Déby, Manuel Valls a visité une base des forces françaises qui participent à l’opération Barkhane. L’importante base militaire française qui jouxte l’aéroport de N’Djamena et qui abrite quelque 1 300 militaires, dont l’état-major de l’opération.
Devant les médias, la visite se veut sécuritaire, aucune allusion aux respects des droits de l’homme et à la bonne gouvernance ne sont conseillés au régime d’Idriss Deby, qui jouit du soutien indéfectible de Paris depuis 1990, au déterminant du peuple tchadien qui croupit dans la misère, l’injustice, la pauvreté, etc.

Cependant, les événements spectaculaires survenus au Burkina-Faso et conduit à la chute précipitée de Balais Comparé, Paris se doit revoir sa politique envers ses anciens colonies en Afrique, notamment ses soutiens aux dictateurs africains. C’est ainsi, selon une source diplomatique à N’djamena, Valls a remis une lettre du président français François Hollande à Idriss Deby lui demandant de ne pas se présenter aux prochains élections prévus en 2016. En même temps, lui rappelant la nécessité de maintenir la paix et de la stabilité dans la région.

Juste que Manuel Valls à quitté N’djamena vers le Niger, où il devait rencontrer le président Mahamadou Issoufou, Deby est englouti dans un vide terrifiant. Pour la première fois, il sent que les socialistes à Paris l’on lâcher. Mais il fera tout pour les impressionnés à le garder.

Un trafiquant d’arme au Soudan

A peine eu le temps de retrouver ses esprits et convoqué une réunion des leaders Zakhawa pour discuter des questions de son groupe tribale opposé à Khartoum (les rebelles du MJE et du MLS) et du trafiquant d’arme Mahamat Bichara Gnoti arrêté à la frontière tchad-soudan  avec des armes destinée à Boko Haram, une autre visite d’urgence et imprévu est prévue du président nigérian Goodluck Jonathan à N’djamena. La deuxième en un mois.

Selon le diplomate, le Tchad a dévié de justesse l’escalade de tension diplomatique avec le Nigeria. M.Gnoti arrêté au Soudan, a fait savoir qu’il a acheté ces missiles des officiers corrompus de l’armée soudanaise au Darfour avec des fonds et instructions du président tchadien Idriss Deby qui lui confia la mission. 19 missiles SAM2 retrouvés.

Lire===>Idriss Deby derrière Boko Harram !

Tandis que les nigérians veulent des explications, les soudanais eux sont dans tous leurs états. Gnoti n’est pas seulement un fournisseur d’arme à Boko Haram, mais aussi d’argent, de carburant et des armes aux rebelles soudanais Zakhawa et à la Séléka centrafricain.
Il dévoile un vaste réseau qui implique la famille Itno, jusqu’à là peu connu par les renseignements soudanais.

Il laisse entendre que Deby jouit d’un réseau puissant des hautes officiers dans le renseignement et de l’armée soudanaise. Cette révélation sonne comme une bombe à quelque mois des élections présidentielles dont El-Bechir est candidat. Les soudanais craignent de tension au sein de leur et décident de jouer profil bas. Une enquête est ouverte.

Le président qui fait son Kala Kala

Un sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) prévu quelque mois, devait se tenir le lundi 24 novembre à N’Djamena. Il est au menu dans ce sommet de la crise centrafricaine.

Mais brusquement et à la dernière minute, le sommet a été reporté à une date ultérieure selon un tweete M.Allam-Mi Ahmad, Secrétaire général de la CEEAC.

La raison de ce report brusque et à la dernière minute serait qu’un président a décidé de se représenter par son premier ministre. Mais en vérité, les diplomates tchadiens et Deby sont débordés par des questions prioritaires et plus urgent que de parler sur la Centrafrique. 


Certes, qu’à la dernière minuit, ce chef d’Etat n’est rien autre que le Boaba d’Etoudi Paul Biya. En effet, Biya serait agacé par l’histoire du trafiquant d’arme arrêté au Soudan. D’autant  qu’il y a plusieurs dossiers  en désaccorde avec son homologue tchadien depuis la chute de Bozizé: le soutien tchadien à la Séléka et à une présumé rébellion camerounaise dans le territoire centrafricain et surtout des armes saisies au Cameroun en provenance du Tchad.

Lire===>Vers une tension entre le Tchad et le Soudan

Que le Cameroun se fait représenter par son PM est-il un alibi pour N’djamena d’annuler le sommet? Un Cameroun connu par sa diplomatie de la chaise vide.

 Un président très choqué

Ce n’est pas un simple hasard que Biya décide à la dernière minute de bouder le sommet, N’djamena l’annule et Jonathan débarque en urgence à la même date prévue du sommet, lundi 24 novembre.

Goodluck Jonathan, le président nigérian candidat à sa propre succession est très critiqué au Nigeria par l’opposition et la société civile sur sa gestion de la crise des insurgés de Boko Haram très active dans le Nord-Est.

L’incapacité de l’armée nigériane face à la secte islamiste Boko Haram qui ne cesse de prendre ville après ville au Nord et des attentats meurtriers dans les grandes villes au Nigeria, lui à valu des critiques de la communauté internationale.

À peine 24 heures après son arrivé au Nigeria de Londres, il entame une visite à N’djamena, où  il a tenu une réunion à huis clos pendant 2 heures avec le président tchadien Idriss Deby. Sans doute il est question du collaborateur de Deby, trafiquant d’arme qui affirme que ce dernier soutien Boko Haram.

Lire===>Goodluck Jonathan en viste d’urgence au Tchad

Devant les journalistes à N’djamena, dans une conférence de presse, le président nigérian se veut optimiste et rassurant. Mais la presse nigériane (en anglais) peu visitée par les francophones et arabophones tchadiens, font part de la gravité et du sérieux du soutien démasqué du Tchad à Boko Haram par des autorités hautes placés au Nigeria.

L’opinion nigériane quant à elle se demande du sort de millions de dollars versés par le gouvernement nigérian pour conclure un accord de cessez-le feu avec Boko Haram? Une supercherie de médiation de N’djamena entre Boko Haram et les autorités nigérianes, qui a permit à la secte de gagner du terrain.

Lire===>Boko Haram: Avec qui négocie-t-on à N’Djamena?

Une délégation nigériane serait à Khartoum au Soudan vouloir enquêter avec l’arrêté. Alors que N’djamena reproche aux soudanais de révéler expressément l’information de l’arrestation du trafiquant Zakhawao-tchado-soudanais aux médias.

La visite du président Jonathan accompagné de son ministre des Affaires étrangères, Aminu Wali et du directeur général de l’Agence nationale de renseignement nigérian, Ayodele Oke en dit trop sur la gravité de cette affaire.

Djarma Acheikh Ahmat Attidjani
Activiste et analyse indépendant


Goodluck Jonathan en viste d’urgence au Tchad

À peine 24 heures après son arrivé au Nigeria de Londres le dimanche, le président nigérian Goodluck Jonathan s’est aussitôt rendu hier lundi 24 novembre, en urgence au Tchad, où il a tenu une réunion à huis clos pendant 2 heures avec le président tchadien Idriss Deby.

Selon le site nigérian LEADERSHIP.NG (en anglais), mentionne que la visite ne peut pas être sans rapport avec les informations révélées par les médias au cours du week-end, faisant part de l’arrestation au Soudan d’un proche collaborateur du président tchadien, Mahamat Bichara Gnoti soupçonné en relation avec la secte Boko Haram.

Gnoti a été signalé avoir été appréhendé par les renseignements soudanais à la frontière Tchad-Soudan avec 19 missiles SAM2, qu’il aurait acheté de l’armée soudanaise pour les terroristes de Boko Haram.

Lire===>Idriss Deby derrière Boko Harram !

Une source de la présidence nigérian déclare au correspondant du site d’information nigérian LEDAERSHIP que le président Jonathan a été «choqué par cette l’histoire» et s’est fixé aussitôt pour le Tchad le lendemain de son arrivée de Londres, apparemment pour authentifier la véracité ou non de ce rapport présumé.

« Vous savez qu’aucun président voudrait prendre un tel rapport à la légère », d’autant plus qu’un camarade président est impliqué. Il avait toujours compté sur la coopération régionale pour mettre fin aux calvaires des nigérians. Ainsi, au lieu de se reposer après un voyage mouvementé à Londres, il a choisit d’aller lui-même au Tchad pour rencontrer son homologue tchadien.

Le Dr Reuben Abati, porte-parole de la présidence nigérian a déclaré lors d’une conférence de presse que Jonathan a tenu une conférence aux journalistes au Palais présidentiel à N’Djamena après la réunion à huis clos avec le président Idriss Deby Itno. Une conférence à la quelle Jonathan affirme que leurs entretiens ont porté principalement sur la sécurité et la coopération économique.

Il a ensuite déclaré que Boko Haram a de réseau en Afrique et à l’extérieur de l’Afrique, et il est encore plus impératif pour tous les pays de la région de travailler ensemble pour combattre le terrorisme et autres activités criminelles à leurs frontières.

« Les rapports économiques entre le Nigeria et le Tchad sont étroitement liés . On ne permettra pas à Boko Haram de nuire nos relation avec le Tchad, le Niger et le Cameroun » annonça-t-il.

Lire===>Vers une tension entre le Tchad et le Soudan

Il a ensuite assuré que les discussions entre les deux pays sur la coopération dans le secteur des TIC étaient en cours et a exprimé son optimisme que l’utilisation de la technologie moderne aidera grandement à relever les défis économiques et de sécurité dans la région.

Le président Jonathan, était accompagné par le ministre des Affaires étrangères, Aminu Wali et du directeur général de l’Agence nationale de renseignement, Ayodele Oke. Avant de s’envoler vers Abuja. »

La rédaction de Jeunes Tchad


Tension de relation entre le Tchad et le Soudan

Les soudanais n’ont pas du tout apprécié l’arrestation à la frontière soudano-tchadienne  d’un trafiquant d’arme à la solde du président tchadien Idriss Deby.
A la mi-novembre, les autorités soudanaises ont intercepté une importante cargaison d’arme destinée au groupe terroriste Boko Haram très active au Nord du Nigeria.

 

Le trafiquant Mahamat Bichara Gnoti, un proche d’Idriss Deby, a été arrêté à la frontière TchadSoudan à Al-djinéna par les renseignements soudanais avec 19 missiles anti-aérien SAM2 destinés au Boko Haram.
M.Gnoti affirme par la suite qu’il a acheté ces missiles des officiers corrompus de l’armée soudanaise au Darfour avec des fonds et instructions du président tchadien Idriss Deby qui lui confia la mission.

Lire:==>Idriss Deby derrière Boko Harram !

Depuis lors, les soudanais sont dans tout leur état, car si ces armes arrivent à Boko Harram, le Soudan serait accusé à tort de soutenir des terroristes.
Pourquoi acheter des armes au Soudan pour Boko Haram alors que le Tchad dispose d’importante réserve d’arme?

Une enquête est ouverte par les soudanais pour déterminer les complices dans cette affaire. Les officiers corrompus ont été identifié. Tandis que N’djamena essaie tout pour éteindre la polémique.

Les nigérians sont aussi très intéressé par l’affaire.

Deby et ses proches sont accusés dans plusieurs rapports de trafique d’arme, de drogue, et soutien aux terroristes et mercenaires dans la région notamment au Darfour au MJE- en Libye aux mercenaires pro-Gaddafi – en RCA à la Séléka- au Nigeria au Boko Haram.

Le 12 novembre 2014, des armes et munitions en grande quantité dissimulés dans une Peugeot 504 en provenance du Tchad ont été saisies par la police camerounaise au quartier Laka (Kousseri), peu après le pont Ngueli reliant la capitale tchadienne à la ville camerounaise. Relève le site  camerounais Koaci.com

En avril dernier à la suite des affrontements entre les soldats de Sangaris et un groupe de Séléka en Centrafrique, les soldats français auraient retrouvé dans un des véhicules Séléka un fusil d’assaut de marque Galil fabriqué par la société Israel Military Industries (IMI), contrôlée par l’Etat israélien.

En suivant la piste des armes et des potentiels parrains de la Séléka, l’attention est porté rapidement sur le Tchad révèle Mondafrique.

Un rapport d’experts des Nations Unies sur les exactions commis en Centrafrique rendu public le 29 octobre arrive aux mêmes conclusions (1). Affirmant  « des fusils identiques (ont) été saisis dans d’autres régions de la République centrafricaine. » Plus loin, les experts expliquent avoir envoyé une lettre au Tchad le 5 juin 2014 « dans laquelle il demandait des informations complémentaires sur les armes en question et proposait de se rendre au Tchad pour élucider cette question.  Cependant, le Groupe d’experts n’a jamais reçu de réponse.

La rédaction de Jeunes Tchad
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1) Le Coordonnateur du Groupe d’experts sur la République centrafricaine créé par la résolution 2127 (2013) du Conseil de sécurité. (Signataires : Aurélien Llorca, Paul-Simon Handy, Ahmed Himmiche, Ruben de Koning, Carolina Reyes Aragón).

 


Idriss Deby serait-ilderrière Boko Harram ?

Depuis une semaine, la presse nigériane (en anglais) s’affole sur le soutien présumé d’Idriss Deby au groupe insurrectionnel Boko Haram.
Le 17 novembre, un journaliste d’investigation camerounais, Bisong Etahoben, rapporte via Twitter l’arrestation au Soudan d’un certain Mahamat Bichara Gnoti, un ex-rebelle tchadien de l’ethnie Zakhawa rallié et devenu proche collaborateur du président tchadien Idriss Déby Itno.

M. Gnoti a été arrêté à la frontière TchadSoudan à Al-djinéna par les renseignements soudanais avec 19 missiles anti-aérien SAM2 lors d’un contrôle de routine. Directement mise au arrête et conduit aux locaux du renseignement, et après une interrogatoire musclée, Gnoti avoue qu’ il a acheté ces missiles des officiers corrompus de l’armée soudanaise pour le réseau terroriste Boko Haram dans le nord du Nigeria.

 

 

M. Gnoti affirme aussi que les fonds venaient du président tchadien Idriss Deby pour l’achat de ces armes. Pour preuve, il brandi des documents, de laisser passé, lors de son arrestations par les renseignements soudanais délivrés par la présidence du Tchad pour ne pas être intercepter, ni fouiller.  Ce qui attira la curiosité des contrôleurs de fouiller le véhicule. Car aucun ordre de ce genre leur est parvenu.

 

 

Une source proche de l’affaire nous confirme les faits. Gnoti est très connu au sein des anciens rebelles tchadiens du Darfour. Il fut membre de Scud ( Socle pour le changement, l’unité et la démocratie). Un groupe rebelle hostile à Deby, très active dans les années 2005 composé uniquement des Zakhawa, l’ethnie de Deby et dirigé par Yaya Dillo Djerou avant de rallier encore le régime.

Lire:==>Rivalités Zaghawa


Notre source affirme que l’attaché militaire à l’ambassade du Tchad à Khartoum et des émissaires venus de N’Djamena ont sollicité aux autorités soudanais la libération de M. Gnoti. Celles-ci ont répondu par un refus catégorique. Tandis qu’une demande des renseignements nigérians adressée aux soudanais de vouloir enquêter avec M.Gnoti.

L‘arrestation de Gnoti fourni des preuves solides et palpables que le président tchadien est en grande partie derrière la foudre insurrection Boko Haram dans le nord-ouest du Nigeria.

Deby a récemment escroqué des millions de dollars au gouvernement nigérian dans une tentative avortée pour négocier la libération de quelque 200 lycéennes enlevées par Boko Haram dans la ville de Chibok en Avril dernier.

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Le 8 Septembre, le président nigérian Goodluck Jonathan a fait une visite spectaculaire à N’Djamena pour rencontrer son homologue Idriss Deby, accompagné par l’ancien gouverneur de l’Etat de Borno, Ali Modu Sheriff. Intime ami et proche collaborateur du président tchadien.

La visite a été condamnée et dénoncée par l’opposition et la société civile au Nigeria, qu’ils considèrent comme une étreinte ouverte aux individus qui fiancent Boko Haram.

Un négociateur australien, Stephen Davis avait précédemment accusé M. Sheriff de connivence avec Boko Haram.

Selon la presse nigérian, les renseignements nigérians étudient sérieusement le lien entre Deby et Boko Haram. En cas de confirmation, les autorités nigérianes prendront les  »mesures appropriées ».

Djarma Acheikh Ahmat Attidjani
Redacteur de Jeunes Tchad