Tension de relation entre le Tchad et le Soudan

Images du groupe Boko Haram

Les soudanais n’ont pas du tout apprécié l’arrestation à la frontière soudano-tchadienne  d’un trafiquant d’arme à la solde du président tchadien Idriss Deby.
A la mi-novembre, les autorités soudanaises ont intercepté une importante cargaison d’arme destinée au groupe terroriste Boko Haram très active au Nord du Nigeria.

 

Le trafiquant Mahamat Bichara Gnoti, un proche d’Idriss Deby, a été arrêté à la frontière TchadSoudan à Al-djinéna par les renseignements soudanais avec 19 missiles anti-aérien SAM2 destinés au Boko Haram.
M.Gnoti affirme par la suite qu’il a acheté ces missiles des officiers corrompus de l’armée soudanaise au Darfour avec des fonds et instructions du président tchadien Idriss Deby qui lui confia la mission.

Lire:==>Idriss Deby derrière Boko Harram !

Depuis lors, les soudanais sont dans tout leur état, car si ces armes arrivent à Boko Harram, le Soudan serait accusé à tort de soutenir des terroristes.
Pourquoi acheter des armes au Soudan pour Boko Haram alors que le Tchad dispose d’importante réserve d’arme?

Une enquête est ouverte par les soudanais pour déterminer les complices dans cette affaire. Les officiers corrompus ont été identifié. Tandis que N’djamena essaie tout pour éteindre la polémique.

Les nigérians sont aussi très intéressé par l’affaire.

Deby et ses proches sont accusés dans plusieurs rapports de trafique d’arme, de drogue, et soutien aux terroristes et mercenaires dans la région notamment au Darfour au MJE- en Libye aux mercenaires pro-Gaddafi – en RCA à la Séléka- au Nigeria au Boko Haram.

Le 12 novembre 2014, des armes et munitions en grande quantité dissimulés dans une Peugeot 504 en provenance du Tchad ont été saisies par la police camerounaise au quartier Laka (Kousseri), peu après le pont Ngueli reliant la capitale tchadienne à la ville camerounaise. Relève le site  camerounais Koaci.com

En avril dernier à la suite des affrontements entre les soldats de Sangaris et un groupe de Séléka en Centrafrique, les soldats français auraient retrouvé dans un des véhicules Séléka un fusil d’assaut de marque Galil fabriqué par la société Israel Military Industries (IMI), contrôlée par l’Etat israélien.

En suivant la piste des armes et des potentiels parrains de la Séléka, l’attention est porté rapidement sur le Tchad révèle Mondafrique.

Un rapport d’experts des Nations Unies sur les exactions commis en Centrafrique rendu public le 29 octobre arrive aux mêmes conclusions (1). Affirmant  « des fusils identiques (ont) été saisis dans d’autres régions de la République centrafricaine. » Plus loin, les experts expliquent avoir envoyé une lettre au Tchad le 5 juin 2014 « dans laquelle il demandait des informations complémentaires sur les armes en question et proposait de se rendre au Tchad pour élucider cette question.  Cependant, le Groupe d’experts n’a jamais reçu de réponse.

La rédaction de Jeunes Tchad
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1) Le Coordonnateur du Groupe d’experts sur la République centrafricaine créé par la résolution 2127 (2013) du Conseil de sécurité. (Signataires : Aurélien Llorca, Paul-Simon Handy, Ahmed Himmiche, Ruben de Koning, Carolina Reyes Aragón).

 

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Djarma Acheikh Ahmat Attidjani
Parfaitement bilingue (arabe-français), activiste politique et analyste indépendant. Citoyen du monde. Passionné d'histoire, des études islamiques et de bande dessinée. Étudiant à vie. Fervent défenseur de la liberté de pensée et d'expression. J’œuvre pour les valeurs démocratiques et la justice. Rédacteur de Jeunes Tchad.
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