Tchad-Procureur: pas de justice pour Zouhoura

Au Tchad la justice est en panne. Depuis une semaine, le peuple Tchadien enchaîne les manifestations pour réclamer justice pour Zouhoura. Une jeune lycéenne de 17 ans violée par des enfants des dignitaires du regime. Parmi eux des fils des généraux et celui du ministre des affaires étrangères. Ils sont sept en tout filmant leur forfaiture. La video publiée sur les réseaux a créée une vague d’indignation. Le jeudi 18 février, les autorités débordées par les événements ont momentanément coupé les réseaux téléphoniques avant de censuré l’accès à la connexion internet. Depuis lors, facebook est difficilement accessible.

Apres l’arrestation des violeurs sauf un en fuite à Amdjarass, le procureur de la république annonce ce soir du vendredi 19 février à la television nationale que les accusés sont en route vers la sinistre prison de Koro-Toro dans le desert au nord du pays.

Pendant que l’ensemble des Tchadiens au Tchad et de la diaspora manifestent leurs colères pour demander #JusticepourZouhoura, les autorités tchadiennes envoient les accusées en prison sans aucune forme de procès. Une decision extrajudiciaire qui selon nos informations visent à étouffer le vrai problème sur cette affaire.

Le père de la fille affirme sur le micro de Rfi que «beaucoup de pères de familles m’ont dit :  » Ma fille aussi a été violée « . Je ne peux pas citer leurs noms mais ce sont des grands cadres du pays qui m’ont appelé. »

L’envoie des accusés de viol en prison de Koro-toro sans forme de procès est-elle une machination des autorités pour soustraire les violeurs de la justice?  Par le passé, les proches du régimes soi-disant envoyés à Koro-toro pour assassinat sont en suite exfiltrés et vivent en exile doré à l’extérieur. On les a vu par la suite se la couler douce au Caire, à Dakar, à Paris, Khartoum ou Pretoria.

Quant aux accusés de détournement de fond public, après condamnation par la justice, ils se voient prom le lendemain au poste de responsabilité au sommet de l’Etat. Une façon du regime de les récompenser du crime commis.

Au moment oú le peuple Tchadien appelle à la justice pour Zouhoura. La réponse des autorités est claire. Pas de Justice pour Zouhoura. Entre le peuple et le regime, le divorce est consommé.

Djarma Acheikh Ahmat Attidjani
Activiste

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Djarma Acheikh Ahmat Attidjani
Parfaitement bilingue (arabe-français), activiste politique et analyste indépendant. Citoyen du monde. Passionné d'histoire, des études islamiques et de bande dessinée. Étudiant à vie. Fervent défenseur de la liberté de pensée et d'expression. J’œuvre pour les valeurs démocratiques et la justice. Rédacteur de Jeunes Tchad.
Djarma Acheikh Ahmat Attidjani

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