Douze règles du journalisme «indépendant» dans le conflit israélo-palestinien

Smoke and fire from an Israeli bomb rises into the air ove Gaza City

Depuis soixante ans, trop d’encre a coulé. Des centaines de Palestiniens meurent chaque année sous la torture et des violations totales de tous les traités et résolutions des Nations unies au mépris du droit et des valeurs humaines. Et l’énigme reste entière sous les regards discrets du monde.

Smoke and fire from an Israeli bomb rises into the air ove Gaza City

Gaza sous les bombes israéliennes.

Seuls les journalistes sont capables de dénoncer cette atrocité en omettant de mettre un voile sur tout ce qui se passe. Sauf que quand on exerce le noble métier du journalisme,  il y a « parfois  » des conduites, des règles et une ligne éditoriale bien précises à suivre surtout quand il s’agit du Moyen-Orient.

Règle n° 1 : Au Proche-Orient, ce sont toujours les Arabes qui attaquent les premiers, et c’est toujours Israël qui se défend. Cela s’appelle des représailles.

Règle n° 2 : Les Arabes, Palestiniens ou Libanais n’ont pas le droit de tuer des civils de l’autre camp. Cela s’appelle du terrorisme.

Règle n° 3 : Israël a le droit de tuer les civils arabes. Cela s’appelle de la légitime défense.

Règle n° 4 : Quand Israël tue trop de civils, les puissances occidentales l’appellent à la retenue. Cela s’appelle la réaction de la communauté internationale.

Règle n° 5 : Les Palestiniens et les Libanais n’ont pas le droit de capturer des militaires israéliens ; c’est un enlèvement, même si leur nombre est très limité et ne dépasse pas trois soldats.

Règle n° 6 : Les Israéliens ont le droit d’enlever autant de Palestiniens qu’ils le souhaitent (environ 10 000 prisonniers à ce jour, dont près de 300 enfants). Il n’y a aucune limite et ils n’ont besoin d’apporter aucune preuve de la culpabilité des personnes enlevées. Il suffit de dire le mot magique « terroriste».

Règle n° 7 : Quand vous dites « Hezbollah », il faut toujours ajouter l’expression « soutenu par la Syrie et l’Iran ».

Règle n° 8 : Quand vous dites « Israël », il ne faut surtout pas ajouter : « Soutenu par les États-Unis, la France et l’Europe », car on pourrait croire qu’il s’agit d’un conflit déséquilibré.

Règle n° 9 : Ne jamais parler de « Territoires occupés », dites seulement « territoires», ni de résolutions de l’ONU, ni de violations du droit international, ni des conventions de Genève. Cela risque de perturber le téléspectateur et l’auditeur.

Règle n° 10 : Ne pas dire « armée israélienne », appelez-la affectueusement par son petit nom, Tsahal.

Règle n° 11 : Les Israéliens parlent mieux le français que les Arabes. Ce qui explique qu’on leur donne, ainsi qu’à leurs partisans, aussi souvent que possible la parole. Ainsi, ils peuvent mieux nous expliquer les règles précédentes (de 1 à 10). Cela s’appelle de la neutralité journalistique.

Règle n° 12 : Si vous n’êtes pas d’accord avec ces règles, ou si vous trouvez qu’elles favorisent une partie dans le conflit contre une autre, c’est que vous êtes un « dangereux » antisémite.

Il ne faut jamais s’interposer entre l’Israël et la Palestine. Il y a d’autres chats à fouetter en Centrafrique, en Syrie, en Irak, en Libye, au Soudan, au Congo, au Mali, en Ukraine, en Somalie, en Côte-d’Ivoire où les casques bleus sont utiles. En cas de débordement ou de violation des droits de l’homme, la Cour pénale internationale  punira les méchants.
Il n’y a pas de pétrole, ni de diamant, ni d’uranium et ni de gaz à Gaza. A Gaza, il n’y a que des êtres humains consommateurs. Ce n’est pas notre problème, mais on appelle au calme et à la retenue.

Jeunes Tchad

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Djarma Acheikh Ahmat Attidjani
Parfaitement bilingue (arabe-français), activiste politique et analyste indépendant. Citoyen du monde. Passionné d'histoire, des études islamiques et de bande dessinée. Étudiant à vie. Fervent défenseur de la liberté de pensée et d'expression. J’œuvre pour les valeurs démocratiques et la justice. Rédacteur de Jeunes Tchad.
Djarma Acheikh Ahmat Attidjani

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3 Commentaires

  1. Billet très pertinent

    Je pense que j’aurai pu écrire cet billet tellement nous voyons les choses de la même manière.

    Mais seuls les vrais comprendront!!!!

    Comme quoi il ya plusieurs manière de dire la vérité au chef Joli billet.

    Je pense que tous les blogueurs passionnés de droit humaine, dejustice et de liberté … doivent écrire sur #Gaza si possible car comme l’a dit notre cher regretté #Mandela:

    ***« Nous ne savons que trop bien que notre liberté demeurera incomplète sans la liberté des #Palestiniens… »

    Bon voila mon billet à propos de #Gaza: http://myciv225.mondoblog.org/bombardement-sur-gaza-pourquoi-jaccuse-les-occidentaux/

    Encore merci

  2. Je trouve inadmissible que pour ce défendre, ISRAEL n’hésite pas à tirer sur des organismes humanitaire, surtout une école, des hôpitaux ect. Le fait de cautionner tous que fait ce pays, sous prétexte de vouloir se défendre, lui permet de mépriser les lois internationales. C’ est parce qu’ils sont impuissants en face du hamas, qu’il s’attaque au population pour faire la politique du pas vu pas pris. En gros en massacrant la population civile, il essaie d’irriter cette population contre ce mouvement et en se révoltant, pourrait faire la guerre à sa place. Mais c’est méconnaître les terroristes, ce croire qu’une population pourrait les faire reculer dans leurs dérives, et surtout dans leur tentative à vouloir déstabilisé le monde. IL faut non seulement dénoncer, mais exiger qu’Israel arrête de tuer des innocents surtout des enfants qui n’ont rien à voir avec ce conflit à part d’être nés en palestine, et d’être surtout pour israel de futur islamiste. Demander un cessez le feu, c’est une manœuvre d’intimidation. Mais exiger tout de suite d’israel d’arrêter le massacre de la population civile, fait preuve de discernement et de responsabilité. Ces deux peuples habitant sur la même portion de terre, doivent trouver un terrain d’entente, pour qu’à jamais cesse, cette guerre inutile, pour un bout de terrain, qu’ils font tous laissés un jour. SHALOM, SHALOM, sur Israel et la palestine.

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