Tchad : les enjeux électoraux de 2016

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L’année 2016 est une année cruciale pour le Tchad. Outre les enjeux de paix et de sécurité, une alternance apaisée dans ce pays sera un gage de stabilité. En avril 2016 est prévue l’élection présidentielle. Le président sortant, Idriss Déby, après 25 ans de règne sans partage, est candidat à sa propre succession. L’opposition y voit une occasion pour installer l’alternance et mettre fin à l’injustice et à la dictature du général Déby. Pour la société civile et la population, c’est une année de crainte et de peur. Quelques propos recueillis depuis N’Djamena, la capitale tchadienne, sur les enjeux électoraux de 2016, révèlent un certain nombre d’inquiétudes.

Selon Mahamat Nour A. Ibenou, Secrétaire général de la Convention Citoyenne Tchadienne pour la Défense de Droit de l’Homme, il y a lieu de craindre le pire si le président meurt. Le président tchadien à de soucis de santé depuis quelque temps.  Pour M. Ibenou, plusieurs conséquences sont préoccupantes, notamment en ce qui concerne l’armée tchadienne, complètement désorganisée. Par ailleurs, une transition constitutionnelle ne semble pas être possible avec une armée tribale constituée de chefs de clan.

Récemment, le président tchadien Idriss Déby laissé entendre dans la presse qu’après lui il y aurait un déluge. Déby n’a pas manqué de se fendre de ce propos aussi surréaliste que lamentable : « Je ne reste pas au pouvoir pour mon bon vouloir: si j’apprends que quelqu’un d’autre peut assurer la stabilité de ce pays, je cèderai la place». Face à cette réaction, le Secrétaire général de la CTTDH  a répondu : « L’esprit hérité des anciennes dictatures est tel que nos chefs d’État pensent que, sans eux, rien ne peut se faire ». Ils promettent la peur et le déluge.

Djarma Acheikh Ahmat Attidjani

Analyste politique, mondoblogeur

https://www.youtube.com/watch?v=WZTfFB9NqGE

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Auteur·e

djarmaacheikh

Commentaires

Tess djaria
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