Tchad: Le clanisme en mode de gouvernance

Le clanisme par définition est le comportement de personnes unies par une parenté de type clanique et qui recherchent leur intérêt commun sans se préoccuper des règles sociales et des lois.
Cette définition est la plus appropriée de la situation socio-politique aujourd’hui au Tchad.

Comme Hissein Habré, l’ancien président du Tchad en fuite au Sénégal, dont le régime est caractérisé par une injustice cruelle et un clanisme maladif accès principalement sur son groupe tribal les Gourane, toutes les règles et les lois sociaux qui régissent la vie en communauté sont violés et ignorés  par une arrogance aveugle sans repère.
Certains me répondront qu’il faut pas accuser toute une ethnie. Cependant cette réaction est une fuite en avant d’une mentalité incrédule, d’une responsabilité partielle et d’un comportement brut plus fort qu’eux.
Chaque peuple, chaque groupe d’individu, à ses cultures, ses traditions et ses valeurs, qu’ils ne sont pas forcement des mérites ou des qualités morales sociologiques proprement dit.
On ne peut être fidèle à une tradition qui viole les règles élémentaires des lois sociales et en même temps prétendre lutter ou soutenir les lois universelles de la morale humaine.
Il est claire ici que chacun n’a pas la même l’interprétation des lois les plus élémentaires d’éthique.

Revenons à notre mouton, appelons le chat par son nom. Plus de 23ans de règne sans partage, Idriss Deby, actuel président du Tchad grâce au soutien de son groupe tribal les Zakhawa monopolisent tout les postes clef de l’institution de l’Etat:

– Exonération des entreprises appartenant au Zakhawa de toutes taxes,
– Privatisation des services publics: service des mines (carte grise); services d’identification (cartes d’identité nationales; passeports); les services domaniaux et fonciers;
– Privatisation des recettes des douanes et autres entrées fiscales (ouverture d’un compte privé dans une banque de la place et dont l’actuel DG des douanes, frère du Président serait le seul ordonnateur).
-Responsabilisation systématique des membres de la famille du PR à des postes juteux tel son fils à la Direction générale du Projet des Grands Travaux présidentiels;
– Nomination des membres de la famille du PR dans les services essentiels des finances, douanes, trésor, impôts et à l’époque toutes les DAAFM;
– Armée clanique;
– Harcèlement des citoyens partout à N’Djamena et dans les provinces par les autorités administratives et militaires et autres bandits de grands chemin;
– Dans les villes, les policiers, les douaniers, sous la commande des hommes du clan au pouvoir se sucrent au détriment du trésor public;
– Accumulation insolente des richesse (des adolescents qui fêtent avec arrogance leurs milliards);
– Thésaurisation d’argent au détriment du développement économique;
– Spoliation des domaines publics et déguerpissement de la population au profit des membres du clan au pouvoir…

Lire ==> La pétition de l’union des syndicats du Tchad

A cela, s’ajoute l’injustice faite à l’ensemble de la population tchadienne par les Zakhawa qui bénéficient d’une impunité exclusive de la justice entretenu par Idriss Deby himself.
Dans cette circonstance, on ne peut qu’indexé un clan dont la majorité commettent ou soutiennent un pouvoir non pas par respect aux normes humaines mais par de lien de parenté.

La trahison se trouve dans le silence

Quelques uns qui se prennent civiliser et mieux éclairer observent un silence complice rejetant tout approbation en  publique de la sauvagerie et l’injustice de la tribu. Et pourtant, ils ont contribué et  contribuent activement à consolider un système macabre en profitant des liens de parenté en bon éminence grise.
D’autres encore croyant trop malin, nous jouent une comédie mordant le pue.
Après des longues années au service du roi, ils décident d’ébranler la couronne, cherchant à chasser le tyran pour mieux garder la tyrannie. Et du coup et par le fait du hasard surgit dans leur fort intérieur une patrie, un amour pour le Tchad, une harmonie avec des valeurs et des morales machiavéliques surement, nous offre un spectacle inédite que les conjurations de ces  ambitieux dont l’irréussite et la mauvaise fin ne sont pas à regretter.

Djarma Acheikh Ahmat Attidjani
Activiste politique, analyste indépendant

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Djarma Acheikh Ahmat Attidjani
Parfaitement bilingue (arabe-français), activiste politique et analyste indépendant. Citoyen du monde. Passionné d'histoire, des études islamiques et de bande dessinée. Étudiant à vie. Fervent défenseur de la liberté de pensée et d'expression. J’œuvre pour les valeurs démocratiques et la justice. Rédacteur de Jeunes Tchad.
Djarma Acheikh Ahmat Attidjani

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