A qui sert l’Union Africaine?

C’est la question que les africains doivent désormais se poser. A quoi et à qui sert l’Union africaine? Cette organisation soi-disant panafricaine que les présidents africains y tiennent tant, surement pour quelque chose, pour une raison et pas l’importe la quelle.
Née du cendre de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) après que celle-ci a accompli brillamment son échec et franchi le seuil d’incompétence, l’Union Africaine (UA) est venue comme le messie délivré en fin les nègres africains de leur état de servitude, de la pauvreté et leur offrir un petit peu plus de liberté. A la limite, c’est ce que l’on avait espéré, en fin presque.
Treize ans plu-tard, depuis sa création en 2002, cette institution plutôt «dictatoraine» réunit chaque année des chef d’Etats africains pour faire élire un président souvent inconnu aux restes des africains, sauf de ceux victimes de sa répression et ses folies meurtriers: ses concitoyens. Doté d’un Parlement dit panafricain, organe consultatif, un Conseil de paix et de sécurité (CPS), un Conseil économique, social et culturel, une Cour de justice et une Cour des droits de l’homme et des peuples, elle incarne l’incompétence, la médiocrité, la honte et l’échec absolu de tous les institutions internationales suivit évidement de sa sœur jumelle la Ligue arabe.

Les institutions de l’UA n’ont en rien modifié du quotidien des citoyens des 54 pays qui la compose. Elles ne profitent qu’à une poignée de bureaucrates qui sont par ailleurs très accrochées à ces «dinosaures africains» et leurs discours vaniteux que de réalisations tangibles. A Quoi sert le Parlement en revanche? A quoi servent tous ces fonctionnaires de l’UA à Addis Abeba? A quoi servent les députés panafricains qui siègent deux fois par an en Afrique du Sud et bénéficient d’émoluments enviés?  A quoi sert, la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples qui siège à Banjul, capitale de la Gambie dirigée par l’autocrate meurtrier Yahyia Jammeh depuis 1994 et dont le pays est loin d’être un exemple à suivre en matière du respect de droit de l’Homme?

Une institution panafricaine qui réunit chaque année un certain Oumar El-Bechir, président du Soudan qui par force des ses injustices et sa politique ségrégationniste a fini par diviser son pays. Cela pourrait être sa vision du panafricanisme, donc un bon début vers les États Unies d’Afrique. En avant, en Avant…
Ou encore un certain Robert Mogabé, dictateur notoire dont sa population sombre de plus en plus dans le gouffre de la pauvreté et la gabegie du regime, avec une économie en chute libre. Sans oublier le tchadien Idriss Deby, assassin invétéré, habitué de la chirurgie esthétique dont le visage fait toujours peur à sa dulcinée du Chari Hinda. Il y aussi le Pharaon autocrate qui se prend pour le philosophe du siècle, etc.

Lorsque tous ces beaux mondes se regroupent dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, ils nous offrent un spectacle inédit digne d’un zoo tanzanien. Tout les espèces de la savanes, de forets, du déserts et de lacs africains se regroupent et se donnent à fond pour animer la galerie.
Et lorsqu’ils se réunissent pour résoudre une crise en Afrique, c’est justement pour en créer d’autres.

De la somalie au conflits des grands lacs, du Mali à la RCA, de la Libye au Nigeria, sans oublier les conflits interethniques et les maux qui gangrènent les différentes pays, les résultats sont de plus en plus désastreux et cauchemardesques. Devant le camera, ils sont franches: Hakuna matata.

A la dernière nouvelle, le CPS de l’UA, présidé par le chef de l’Etat guinéen, envisage la mise sur pied d’une force de près de 10 000 hommes pour faire face aux groupes djihadistes. Cette force à pour mandat d’empêcher l’expansion des activités de Boko Haram sans entrer dans le territoire nigérian fief des terroristes. Alors je me demande, cette force est-elle censée lutter contre les combattants de Boko Haram armées de Kalachnikov et des chars par télépathie ou seulement et probablement des paroles pour impressionner les journalistes?
Elle sera basée à N’Djamena au Tchad qui abrite déjà le dispositif militaire de la France Barkhane dont le mandat est aussi la lutte contre le terrorisme au Sahel.

L’Union Africaine, ne profite qu’au club des «dinosaures africains» malgré cela, elle n’a pas pu empêcher la chute en disgrâce d’un certain Blaise Comparé ou encore Muammar Gaddafi bien même qu’elle aurait voulue autrement.

Djarma Acheikh Ahmat Attidjani
Activiste politique

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Djarma Acheikh Ahmat Attidjani
Parfaitement bilingue (arabe-français), activiste politique et analyste indépendant. Citoyen du monde. Passionné d'histoire, des études islamiques et de bande dessinée. Étudiant à vie. Fervent défenseur de la liberté de pensée et d'expression. J’œuvre pour les valeurs démocratiques et la justice. Rédacteur de Jeunes Tchad.
Djarma Acheikh Ahmat Attidjani

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1 Commentaire

  1. Je me suis toujours posé la question, surtout face à leur inertie quand à résoudre les problèmes auxquels l’Afrique fait face. Eh bien, autant le dire, je suis déçu par cette organisation qui ne semble exister que de nom, malgré ses derniers soubresauts dans le conflit contre Boko Haram.

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