Afrique-Moyen Orient: le panier à crabes saoudiens

L’Arabie saoudite a formé une coalition islamique pour lutter contre le terrorisme. Elle comprend 34 pays dont l’Égypte, la Turquie, les Émirats arabes Unis, mais aussi des pays d’Afrique et d’Asie. L’Iran, la république islamique grand rival de Riyad, n’en fait pas partie.

L’Arabie Saoudite vient de se doter d’une coalition Islamique anti-terroriste. Un fait aussi insolite que bizarre. Si une certaine politique occidentale cherche désespéramment des outils juste pour pavoiser une complicité à peine voilée pour détourner l’attention de leurs opinion publique d’une part, et protéger des intérêts parfois obscures d’autre part, que vient faire notre pays le Tchad dans cette galère? Le Tchad départ sa constitution, il n’est pas un pays Islamique même si sa population est en majorité musulmane, moins encore un pays arabe même si pour des raisons politiques et historiques sa constitution consacre la langue arabe comme une deuxième langue officielle du pays.

Le système inique, dictatorial et corrompu qui fait de sa milice un instrument de commerce et d’échange contre nature, vient de franchir un pas de plus en direction d’une aventure qui endeuillera encore des familles Tchadienne.
Le Tchad, un pays de l’Afrique centrale ne peut s’épanouir que dans son milieu naturel, la cohérence de sa politique extérieure et la complémentarité régionale doivent prévaloir à toute autres option extérieure. Qui ignore le rôle joué par les mollahs saoudiens dans les désordres politico-religieux qui envahi la planète. Fanatisme, extrémisme, fondamentalisme et leur monstre de bébé le terrorisme, tous sans exception sont nés de la matrice du salafisme couvert du drap wahhabite.

Pour ceux qui veulent tromper leur conscience pour des raisons inavouées, ils apprendront à leur dépend et au prix de sang et de larme de leur peuple, de suite de la mascarade qui vient d’être pompeusement et triomphalement annoncée par les autorités saoudiennes.

Hier encore, les saoudiens tentaient de faire avaler à la communauté internationale que les formations comme Al-Nousra, An-saraldine, An-sarel-Islam, Djesal-Islam, Ahrar-Asham et autres crapules, qu’elles sont des formations » modérées ». Et comment peuvent-elles en être autrement pour les saoudiens quand elles ne sont que les instruments de leur propre doctrine?

Les pays Africains doivent faire attention. Le terrorisme avant qu’il ne soit armé, il est d’abord et surtout doctrinal. Or la doctrine salafiste et son corolaire le wahhabisme sont le fondement du pouvoir saoudien. Le jour où on aura obtenu que Al-Saoud seraient prêts a sillé la branche sur laquelle ils sont assis, ce jour là toute la communauté internationale poussera un ouf de soulagement.

En attendant, l’intervention surprise de la Russie en Syrie a crée une nouvelle donne qui, au delà de menace que cela fait peser sur la sécurité au nord de la méditerranée, fruit de leur propres turpitude, les pays du sahel sont plus que jamais interpelés à faire preuve d’unité, de solidarité, de perspicacité et de vigilance accrue.
Les entreprises qui gèrent les terroristes sont entrains de les transporter à Syrte en Libye en attendant de leur trouver un nouvel « Job » quelque part. Il n’est pas impossible que, vue la détermination des européens à juguler le phénomène loin de leur frontière sud, ces instruments de mort et de désolation trouvent un repère dans le sud du Darfour soudanais frontalier de la toute nouvelle République du Nord de la RCA, ou dans les montagnes de Tibesti Tchado-Libyen.

Si le dix pour cent de cette hypothèse cauchemardesque se met en relief alors les conséquences seront odieuses, dévastatrices et incalculables.
Une guerre ne se gagne jamais par les moyens des autres. Nous devons nous occuper de nos monstres de B.H, de An-sareldine et autres Daesh qui égorgent et tuent nos concitoyens dans l’indifférence de la communauté internationale qui nous distrait avec des déclarations de condamnations.

Personne ne viendra à notre secours. Tout au plus une opération Barkhane ou de drones qui ne sont pas plus efficaces que la coalition de 63 pays contre Daesh en Syrie et en Irak. Et puisque nous nous situons dans l’angle mort des intérêts immédiats de décideurs de ce grand monde, personne ne mettra la main dans sa poche pour nous secourir contre nos tueurs. De plus, nous ne cessons de confondre et de gérer le denier public comme un bien personnel. Il est normale que les autres nous regardent de très haut .Nous risquons de payer très chère le prix du mercenariat tout azimut pour lequel nous sommes si friands. L’effet boomerang nous attend sans aucune surprise.

Mahamat Djarma Khatre Aboulanwar

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Djarma Acheikh Ahmat Attidjani
Parfaitement bilingue (arabe-français), activiste politique et analyste indépendant. Citoyen du monde. Passionné d'histoire, des études islamiques et de bande dessinée. Étudiant à vie. Fervent défenseur de la liberté de pensée et d'expression. J’œuvre pour les valeurs démocratiques et la justice. Rédacteur de Jeunes Tchad.
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